Recherchez un article




Actualités

Prothèses mammaires

I / Qu’est ce qu’un implant mammaire ?

Un implant mammaire est une enveloppe de silicone remplie de sérum physiologique ou de gel de silicone destinée à donner du volume et de la forme au sein en cas d’insuffisance de glande après la puberté ou de fonte par des grossesses ou l’allaitement.

Il existe deux types d’implants. Ronds ou anatomiques.

Le rond donne une forme pigeonnante car il offre davantage de volume à la partie supérieure du sein : il optimise le décolleté.

L’implant anatomique est à utiliser chez les femmes qui n’ont pratiquement pas de seins. Avec ce type d’implants le résultat parait plus naturel.

 

La prothèse peut être placée de deux façons différentes :

  • Devant le muscle
  • Derrière le muscle

II / Comment se déroule l’intervention chirurgicale ?

Un bilan préopératoire est indispensable comprenant :

  • Une prise de sang
  • Une mammographie
  • Une consultation d’anesthésie
  • Une ou plusieurs rendez-vous avec le chirurgien pour bien comprendre le déroulement de l’intervention et ses suites

 

La pose d’un implant mammaire est un acte complexe :

Il existe plusieurs types d’implants : silicone ou sérum physiologique

De forme différentes : ronds ou anatomiques 

De tailles variables

Disposées devant ou derrière le muscle

Avec 3 voies de pose au choix donc trois cicatrices possibles

 

Le choix du mode opératoire dépendra :

De la connaissance qu’a acquis le médecin sur les spécificités physiques de sa patiente : épaisseur de la peau et de la glande (taille des seins), forme du thorax, seins tombants ou non.

Des motivations de sa patiente : redonner du tonus à des seins abîmés par l’age ou l’allaitement sans en changer le volume ; donner un volume naturel à des seins jugés trop petits à la sortie de l’adolescence ; acquérir une poitrine plantureuse ; reconstruire une poitrine à l’identique après un cancer.

 

C’est pourquoi votre chirurgien doit prendre le temps de faire un bilan pré opératoire bien mené pour lui permettre de vous connaître vous, mais aussi vos motivations.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, dure environ deux heures, nécessite une nuit d’hospitalisation post opératoire.

 

Trois voies opératoires sont possibles, l’implant peut être posé en pratiquant une incision :

  1. Sur le pourtour inférieur de l’aréole 
  2. Dans le creux de l’aisselle
  3. Ou dans le sillon sous mammaire

 

A la fin de l’intervention on place un drain aspiratif qui est retiré le lendemain avant la sortie.

Sur la cicatrice, un pansement spécial est placé permettant de se doucher tout de suite.

Les suites sont simples et peu douloureuses quand l‘implant est près musculaire, avec reprise d’une activité normale en quelques jours.

Elles sont plus douloureuses quand la prothèse est placée derrière le muscle. 

 

III / Les risques ou pourquoi est-il important de bien choisir son chirurgien?

Les risques

En chirurgie esthétique, comme en chirurgie traditionnelle, le patient doit toujours être informé des risques qu’il encourt. Ces risques sont rares mais ne doivent pas être occultés. Ils peuvent résulter, de l’erreur humaine, de l’opération elle-même ou bien des désirs inappropriés du patient.

Les risques esthétiques

Une poitrine mal opérée peut perdre le coté naturel à la vue et au touché que pourra restituer un bon implant. Une implantation vraiment mal réalisée peut créer les problèmes suivants :

Une asymétrie mammaire.

Une mal position : prothèse trop haute ou trop basse dont on palpe le bord inférieur

 

Respecter l’harmonie de la silhouette de la patiente :

La prothèse doit être en harmonie avec la silhouette de la patiente et le chirurgien est le mieux placé pour jugé du rendu définitif de l’opération. Il doit conseiller sa patiente la prévenir et même refuser les solutions qui pourraient avoir un effet physique ou psychique négatif.

L'anesthésie générale : Les conséquences d'un accident d'anesthésie sont extrêment variables : de la simple éruption cutanée au décès.

Le risque hémorragique : un vaisseau sanguin est sectionné et libère du sang 

L'ématome : rare mais qui nécessite une reprise immédiate

L'infection : il s'agit d'une contamination microbienne pendant l'opération ou post opératoire. Les signes d’une infection sont les rougeurs et la fièvre. L’infection est généralement stoppée dans ses débuts et les antibiotiques permettent souvent de l’éviter. Toutefois, malgré ces précautions il arrive que la contamination survienne.

La coque : sein dur

Le risque cicatriciel : Les patientes cicatrisent plus ou moins bien. Certaines vont produire la quantité exacte de tissu nécessaire à la cicatrisation et d’autres vont en produire une trop grand quantité. Il s’agit de la cicatrice hypertrophique qui finit par s’aplanir en général après 18 mois.

 

Les erreurs proviennent :

Soit d’une maladresse qui demeure un impondérable d’une opération complexe et ceci quelque soit le talent du médecin.

Soit d’un manque de compétence de la part d’un chirurgien qui n’a pas l’expérience et donc les compétences pour prendre en compte la complexité de l’opération et pour en anticiper le résultat sur sa patiente.

Ce risque est d’autant plus important que le boom de la demande en chirurgie a amené sur ce marché des chirurgiens n’ayant pas de compétence spécifique en chirurgie plastique. Ainsi si on évalue à 3 500 le nombre de praticiens dont seulement 750 sont des chirurgiens esthétiques diplômés et 1500 ont une compétence reconnue.

Enfin et dans des cas extrêmes et rares un mauvais résultat s’explique :

Par une défaillance du chirurgien qui néglige le bilan pré opératoire et donc les spécificités de sa patiente.

Ou bien par la volonté du chirurgien d’opérer quel que soit le résultat, en acceptant des demandes déraisonnables. Le chirurgien oublie alors son rôle de conseil et de garde fou.

Un bon praticien doit savoir dire non.

Pour finir, les porteuses de prothèses mammaires ne présentent pas de risques supplémentaires de cancer du sein. Elles ne sont non plus gênées pour l’allaitement.

Afin de se prémunir des « ratés » il faut préférer un praticien spécialisé en Chirurgie plastique esthétique et reconstructrice. Le diplôme français DESC de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique reconnu par le Conseil de l'Ordre des médecins est spécifique à la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique. Un plus appréciable : le diplôme européen EBOPRAS qui atteste que votre chirurgien peut pratiquer dans d'autres pays européens cette spécialité.

 

 

Remerciements au Docteur Bertrand Mattéoli, auteur du livre « Le droit de se plaire », éditions Alcina 2008


Publié le 10 Mai 2008 à 21h 41